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07 Nov

Homélies § méditations

Publié par Paroisse St Pierre du Pays des Couleurs  - Catégories :  #Homelies, #Vie paroissiale, #Confinement

Les homélies des dimanches de confinement.

Dimanche 22 novembre, fête du Christ Roi

Homélies § méditations

Dimanche 22 novembre
Fête du Christ Roi.
Homélie du père José JUSSERAND

Première lecture (Ez 34, 11-12.15-17) ; Deuxième lecture (1 Co 15, 20-26.28) ; Évangile (Mt 25, 31-46)


Pour cette célébration qui clôture l’année liturgique, les textes soulignent trois aspects différents et complémentaires du Christ :
-Le bon pasteur, plein de délicatesse ; 
-celui qui nous entraine dans sa résurrection ;
-Le juge qui accorde une place dans son royaume ;

 

Le bon pasteur, ce n’est pas du tout l’image mièvre et sentimentale qu’en donnaient les illustrations du 19ème siècle. C’est un métier à plein temps et très exigeant.
Il faut veiller à la santé du troupeau et de chacune des bêtes. Il faut le conduire sans cesse vers de nouveaux pâturages pour que le fourrage se régénère. Il faut s’occuper de la naissance des agneaux (aujourd’hui c’est lui qui lui attribue un numéro accroché à l’oreille qui les suivra toute leur vie). 
C’est lui qui voit si une brebis manque à l’appel, et qui part à sa recherche. C’est un spectacle très étonnant de voir le rassemblement du troupeau à l’appel du berger. Aucune autre voix ne peut y parvenir. 
Comme le dit le Christ : « elles connaissent sa voix » alors que celle des autres est celle des voleurs ! 
Et en plus de tout cela, la crainte du loup et la garde permanente à effectuer.

 

La résurrection, c’est la lettre de Saint Paul aux Corinthiens qui nous y introduit. Le Christ vient réparer la faute d’Adam pour m’entrainer dans une vie nouvelle. Je faisais du mal que je ne voulais pas et ne faisais pas le bien que je voulais. Le Notre Père avec sa formule «  ne nous laisse pas entrer en tentation » exprime bien notre faiblesse. Ne jamais discuter avec la tentation : nous y serions vaincus, mais entrer dans la vie nouvelle avec le Christ.
Il est très instructif de regarder les reproductions du Christ en croix. Dans l’art Romain, c’est le Christ Prêtre, dans sa résurrection. Avec le gothique (et encore par la suite) c’est le Christ souffrant, puis sanguinolent.  On y voit peu l’espérance.
C’est pourtant bien l’espérance, la vie, la joie que nous apporte le premier ressuscité qui nous entraine à sa suite. Qu’elle est cette vie, nous n’en savons rien mais nous l’espérons guidés par les promesses du Sauveur. Paix, Joie Bonheur, Vie Éternelle !

 

Dans l’Évangile, Jésus se présente comme la seconde personne de la trinité lors du jugement dernier.
Bien évidemment rien ne nous permet d’avoir la moindre idée de ce que cela représente. Mais dans le cours du temps beaucoup s’y sont essayés. Marie est devenue « médiatrice », chargée d’adoucir la sentence. On a vu apparaitre la formule « Marie, Mère de Dieu » lors d’un concile qui voulait définir la divinité de Jésus Christ : marie, mère de jésus qui est Dieu, s’est trouvé raccourci. Plus pittoresque, un tympan Roman montre Jésus appuyant discrètement le doigt sur le plateau de la balance du jugement pour alléger une peine. 
S’agit-il dans cet Évangile d’un jugement ou d’une prise de conscience par chacun de ce qu’il a vécu, selon ou contre la perfection demandée ? C’est bien dans les  détails de la vie sociale que ce situe notre salut.
Ce n’est pas Dieu qui juge, c’est moi qui me juge indigne de Lui. 

 

Mais cette fin de l’année liturgique ne doit pas nous laisser avec un sentiment d’abandon. Il cède la place au temps de l’Avent qui nous entraine vers Noël, une autre vie à construire.

 

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Dimanche 15 novembre 33ème du temps ordinaire

Homélies § méditations

Homélie par Gérard Vanbervliet, diacre.

Evangile de Jésus Christ selon St Matthieu 25,14-30

Nous lisons aujourd’hui l’évangile des talents.
C’est le dernier dimanche ordinaire de notre année liturgique.
Dans l’évangile de Matthieu, la parabole des talents se situe juste avant la passion.
C’est l’un des derniers messages de Jésus. Il nous invite à être féconds. 
Dieu nous a confié la création. Il a mis en nous des dons, des talents à faire fructifier.
Jésus nous confie la mission de mettre ces dons à Son Service, c’est-à-dire au service de nos frères et de l’Eglise.

 

Je ne sais pas si vous avez vu le film « Amadeus » sorti il y a une trentaine d’années (déjà).
C’est un très beau film qui reprend toutes les plus belles musiques de Mozart.
C'est l'histoire très romancée de Mozart et de Saliéri.
Mozart est un musicien génial. A quatre ans il écrit déjà une sonate.
Il est capable d’écrire des musiques sublimes, des musiques divines, sans aucun effort, des musiques qui traverseront les siècles.
C'est vraiment un don de Dieu. Mozart a beaucoup de « talent ». 
Tandis que Saliéri, lui, a beau travailler beaucoup, il n’arrive à créer que des musiques fades, banales Il n'arrive pas à être comme Mozart, il ne pourra jamais être Mozart.
Saliéri est très jaloux. Il en veut à Dieu. Il le vit comme une injustice. Un peu comme ce troisième serviteur qui n’avait qu’un seul talent et qui le reproche au maître.

 

Dans le même ordre d’idée, voici ce qu'avait dit un jour une personne dans une communauté :
« Moi je ne suis pas une rose, je n'ai pas l'éclat et la beauté d'une rose, je ne suis qu'une simple marguerite.
Oui mais je suis autant aimée de Dieu que les roses et je suis aussi importante pour Lui.
Ce n'est pas la peine que j'essaie de devenir une rose car je vais m'épuiser et je n’y arriverai pas. Je ne serai jamais une rose. »
C’est un très beau témoignage. Il est émouvant parce qu"il parle à chacun de nous.
Qui que nous soyons, nous avons toujours, à un moment ou un autre de notre vie l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir les talents que l’on voudrait, surtout si nous nous comparons aux autres.

 

Ainsi nous sommes tous différents. Nous sommes soit une rose, soit une marguerite, soit une simple violette, soit même peut-être seulement un pissenlit. (qui est très bon en salade)
Nous sommes soit Mozart, soit Saliéri.
Mais tous nous participons à la beauté de la Création avec nos propres capacités, nos propres talents. A nous de les faire fructifier.

 

Et mieux vaut se réjouir des talents d’autrui que se lamenter sur nos modestes talents.
Comme dans cette parabole, nous avons soit cinq talents, soit seulement deux talents, soit rien qu’un seul talent. 
Lorsque l’on essaie de ressembler à ce que l’on n’est pas, on s’épuise et on finit par se dévaloriser. Tout homme est une histoire sacrée, une merveille aux yeux de Dieu.
Comme le dit le psaume 138 : « Je te bénis mon créateur, pour la merveille que je suis ». Nous sommes tous des merveilles de la Création, quels que soient nos talents.

 

Des historiens se sont amusés à calculer ce que valait un talent à l’époque de Jésus.
Un talent, c’est 6000 deniers. Et un denier c’était l’équivalent d’une journée de travail.
Donc le troisième serviteur a reçu l’équivalent de 6000 journées de travail.
En prenant le smic pour référence, cela ferai aujourd’hui près de 300 000 €. C’est déjà un bon capital.
Le dernier a donc reçu une somme considérable.

 

Nous pouvons trouver que cette parabole est injuste. Celui qui a le moins reçu est celui qui est encore plus dévalorisé par le maître.  Mais elle peut être aussi réconfortante et encourageante. En effet, si nous avons le sentiment d’avoir peu de capacités, peu de talents, nous sommes tout autant enfants de Dieu, aimés de Dieu.
C’est une invitation à ne pas se décourager, même si on a peu de moyens.
Tout au long de l’évangile, Jésus nous dit que les petits, les pauvres en esprit, les « pauvres en talents » sont les premiers auprès de Dieu.

 

Mais cette parabole est aussi une invitation à travailler, à faire des efforts, à s’engager…à poursuivre la Création que Dieu nous a confiée, quels que soient nos talents.

 

Et cet évangile est universel : il ne s’adresse pas seulement aux chrétiens et aux pratiquants, mais à tous les hommes. En effet on ne peut pas être vraiment heureux si on ne donne pas de soi, si on ne fait pas vivre nos talents, si on ne donne pas sens à sa vie, que l’on soit chrétien ou non.

 

Enfin remarquons que dans la parabole, les serviteurs ne gardent pas pour eux les talents qui ont fructifié, ils les redonnent au maître : « Très bien serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître »
Le maitre récupère les talents qui ont fructifié. Mais le serviteur entre dans la joie du maître.
Ainsi, nous n’œuvrons pas pour nous-même, mais pour Dieu, pour la Création, pour nos frères, pour l’Eglise, pour le bien commun. Et c’est cela qui nous donne de la joie.

 

Dans cet évangile, la confiance a une place très importante. Le maître fait confiance aux serviteurs. Il leur « confie » ses biens. Réciproquement, les deux premiers serviteurs font confiance au maître. Le troisième serviteur ne fait pas confiance et donc il a peur.
Et nous, nous sommes des serviteurs qui pouvons avoir confiance en Dieu. Lui il nous fait confiance en nous confiant la création, en nous confiant nos frères et l’Eglise. Ceci implique que nous fassions aussi confiance à nos frères et à l’Eglise. Malgré toutes les difficultés qu’elle traverse, restons fidèles et confiants et continuons à œuvrer quels que soient nos talents.

 

En ces temps difficiles où nous subissons un nouveau confinement, nous pouvons malgré tout nous rendre utiles en étant attentif à ceux que nous connaissons, prier, œuvrer de différentes manières, ou même tout simplement accepter ces contraintes de confinement pour le bien de tous. Ce sont des talents que nous pouvons tous développer.
Que Dieu nous apporte la grâce d’accepter et de nous réjouir de ce que nous sommes, avec nos richesses et nos limites, pour mieux Le servir et mieux servir nos frères.
  

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Dimanche 8 novembre, 32ème du temps ordinaire

Homélies § méditations

Homélie du Père Jean- Marc Goupil

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 1-13

 

Dans l’Évangile selon saint Matthieu, nous avons des jeunes filles, (les prévoyantes) qui dans leur vie, ont ouvert leur porte et ont trouvé assise là, la Sagesse, cet amour inaltérable qu'elles contemplent puisque leur cœur est rempli d'attention et elles ont été trouvées dignes de pouvoir l'accueillir.

   Pleines de cette Sagesse (de Dieu), elles n'ont désormais plus besoin d'huile pour leur lampe, car l’Époux, le Christ, lumière du monde, resplendit en chacune d'elles. Le cœur débordant d'amour, ces jeunes filles qui sont habitées par l'Esprit Saint, peuvent avancer et entrer plus près, auprès de l'Être aimé, pour le festin des noces éternelles.

   Ces jeunes filles, ne sont-elles pas l'épouse du Christ ? C'est à dire l’Église ! Nous, enfants de Dieu, qui formons l’Église, nous pouvons nous retrouver en elles.

   Nous sommes dans cette veille du cœur chaque fois que nous demeurons en Dieu, Lui qui nous dit : « Venez, mes fils, écoutez-moi... », lorsque nous essayons tous les jours de notre vie de faire ce qui est bon : « garde ta langue du mal, et tes lèvres des paroles perfides. Évite le mal, fais ce qui est bien » (Ps 33, 14-15a) Nous devenons toujours plus des veilleurs, en poursuivant la paix, en la recherchant, prévoyant l'huile de la sage connaissance de notre Dieu.

   Rappelons-nous que la paix c'est Jésus lui-même, nommé ainsi lors de sa venue la nuit de Noël. Cette Paix a brillé dans la nuit de Pâques au moment de la résurrection, où, la Vie a vaincu la mort, où les ténèbres ont été irradiées par l'éclatante lumière du Vivant. La nuit nous entoure, nous ne savons ni le jour ni l'heure de la venue de l’Époux, de la venue du Sauveur, mais le Seigneur est là.

   Par sa présence en nous, notre âme en est éclairée.  A Pâques nous chantons : « Lumière du Christ nous marchons vers toi, Fils de Dieu tu nous sauveras ».

   Ne laissons pas l'huile de la foi s'éteindre en nous. Cette huile qui nous garde dans l'espérance, cette huile de la charité. Par elle, la porte s'ouvre, et heureux, nous entrons.

   Inutile de courir chez le marchand à la dernière minute, comme les jeunes filles qui n'ont plus d'huile, les magasins sont fermés et on n'y trouvera ni Foi, ni Espérance, ni Charité. Il fallait y penser avant !

   Veillons chers amis du Christ, veillons et demeurons dans son rayonnement de sagesse, de force et d'amour. Ces temps obscurs nous y invitent instamment !

 

   Que le Seigneur vous bénisse et vous fortifie dans votre foi et votre courage à le suivre.

 

   P JM

 

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dimanche 24 mai 7ème dimanche de Pâques

Homélies § méditations

Dimanche 24 mai 2020

7e dimanche de Pâques

 

1e lecture Ac 1, 12-14 ; 2e lecture 1 P 4, 13-16

Evangile selon St Jean (Jn 17, 1b-11a)

 

Homélie du père José Jusserand

 

 

Les apôtres sont complètements perdus !

Ils ont bien vu le Christ, et de diverses manières, mais c’est fini. Ils sont seuls maintenant ! il n’y a plus qu’une espérance qui ne sait pas bien à quoi s’accrocher.

Ils sont bien comme nous !

   Mais que nous disent les textes ?

 

Les Actes des apôtres relatent simplement les faits. Après être descendus du Mont des Oliviers, ils sont réunis, vraiment d’un même cœur, et dans la prière. Mais ce n’est pas seulement le groupe des onze : il y a des femmes et Marie avec sa famille.

 

La lettre de St Pierre veut nous entraîner dans la joie, quelques soient les circonstances de notre existence. Même s’il y a des épreuves, l’unité avec le Christ est certaine.

En recevant l’Esprit, nous sommes vraiment « un » avec le Christ.

 

 L'Évangile est tiré de l’admirable discours après la Cène. St Jean relate longuement leur soirée avec Jésus.

Après le départ de Judas, c’est un long monologue interrompu parfois par les questions des apôtres. Jésus veut les pacifier avant l’expérience qu’ils vont subir. La paix, la joie, l’union parfaite avec lui, voilà les mots qui reviennent sans cesse et qui doivent continuer à résonner pour nous.

Le chapitre 17 dont nous continuerons la lecture une partie de cette semaine, constitue ce que l’on appelle « la prière sacerdotale » Jésus ne s’adresse pas à ces disciples, mais à son Père ; on découvre alors toute l’intimité qui existe entre eux, ou plutôt l’unité.

                Puis, il parle de nous à son Père, et c’est encore plus admirable. Il affirme que nous vivions dans la foi confiante en ses paroles et que du coup nous faisons partie de cette intimité. Cela donne le vertige ! Je suis aimé de Dieu comme il aime son fils. D’une certaine manière je suis Dieu puisque sa nature est en moi.

Si nous avions conscience de cette vérité, comme notre regard sur nous-mêmes et sur les autres serait transformé. Je ne peux plus me contenter de ma médiocrité. Je ne peux plus avoir un regard méprisant ou suffisant envers mes frères.

 

Comme le disait l’oraison au début de cette liturgie :

« Fais nous croire que le Sauveur des hommes est encore avec nous jusqu’à la fin des temps »

Amen

 

Père José JUSSERAND

 

 

 

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jeudi 21 mai Ascension du Seigneur

Homélies § méditations

Jeudi 21 mai 2020

Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ. 

Homélie de Gérard Vanbervliet, diacre.

 

Saint Luc a écrit un grand livre en deux volumes :

 

Le premier volume c’est l’évangile de Luc. C’est l’histoire et l’enseignement de Jésus, jusqu’à sa mort et sa résurrection.

 

Le deuxième volume ce sont les Actes des apôtres, l’histoire des tous premiers temps de l’église, notre église.

 

Les historiens sont pratiquement tous d’accord pour dire que ces deux volumes sont l’œuvre d’un seul auteur : Luc.

 

Les deux volumes s’adressent à un certain Théophile. En effet, au début de chaque volume, Luc commence par dire « mon cher Théophile ». On n’est pas certain que ce Théophile ait vraiment existé. Ce pourrait être un chrétien converti d’origine païenne, Mais ce pourrait être aussi un personnage symbolique que Luc aurait inventé. Théophile, en grec, cela veut dire « ami de Dieu » ou « aimé de Dieu »   

 

Alors, que Théophile ait existé ou non, ce qui est sûr, c’est que nous sommes tous des « Théophile » car nous sommes tous « aimés de Dieu » et « amis de Dieu ». Nous sommes donc tous ce Théophile à qui s’adresse Luc. Son évangile nous est destiné.

 

L’Ascension marque la transition entre le premier volume et le deuxième. Elle est racontée à la fin de l’Evangile de Luc et au début des Actes, comme pour marquer une continuité.

 

Pourtant, ce qui fait la différence entre les deux volumes, c’est que dans le premier Jésus est présent physiquement, on pourrait dire en chair et en os. Tandis que dans le deuxième, Il n’est plus là physiquement puisqu’Il est monté au ciel. Mais Il est bien présent à nous et le dit «  je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

 

Ce sont les dernières paroles de Jésus. Et Il tient sa promesse : Il est présent dans chaque sacrement, à chaque eucharistie, à chaque fois que nous prions, à chaque fois que nous sommes réunis en son nom, à chaque fois que nous sommes fidèles à son commandement : nous aimer les uns les autres.

 

Jésus n’est plus là physiquement, et désormais c’est l’Eglise qui est présente, bien présente physiquement, par chacun d’entre nous.

 

Dans ces dernières paroles de Jésus, il y a à la fois une promesse, un commandement et une prophétie : 

Une promesse : « Je serai avec vous tous les jours … et vous recevrez l’Esprit-Saint »

 

Un commandement : « Vous serez mes témoins … Allez, de toutes les nations faites des disciples »

 

Une prophétie : « vous serez mes témoins  dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre … »

 

Et c’est bien ce qui s’est réellement produit : l’évangile s’est répandu jusqu’aux extrémités de la terre et dans toutes les nations. Aujourd’hui, 2000 ans après, nous pouvons encore le constater, il y a des témoins jusqu’aux extrémités de la terre et dans toutes les nations. Cette église vivante aujourd’hui, cette église que nous connaissons et à laquelle nous appartenons, était envisagée et prophétisée par Jésus lui-même.

 

On peut se demander pourquoi l’Ascension est une fête aussi importante pour l’Eglise. Après tout on pourrait la vivre comme une absence, un abandon. Jésus n’est plus là, Il nous a quittés.

 

En fait c’est tout le contraire. Jésus ne nous a pas abandonnés, mais Il nous laisse la place, toute la place. Il compte sur nous pour continuer son œuvre, l’œuvre de Dieu.

 

Dieu compte sur nous pour achever la création qu’Il a commencée. Ainsi notre responsabilité est grande.

 

C’est ainsi que se termine l’évangile de Luc après l’épisode de l’Ascension : « ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie » (Luc 24 52)

 

Autant les apôtres étaient affligés lorsque Jésus est mort, autant ils étaient effrayés après la résurrection, autant ils étaient joyeux et comblés au moment de l’Ascension.

 

C’est bien ce qui fait l’église depuis 2000 ans, jusqu’à aujourd’hui, et jusqu’à ce qu’Il revienne, comme Il l’a promis.

 

Ce qui fait notre joie, comme ce qui faisait la joie des apôtres le jour de l’Ascension, c’est de faire église ensemble, de répondre à son appel en étant témoin, et de savoir qu’Il est toujours présent au milieu de nous.

 

Les dernières paroles de Jésus, « Vous serez mes témoins », sont en fait adressées à chacun d’entre nous.

 

En ces temps difficiles que nous vivons, avec plein d’incertitudes et de craintes, puissions-nous vivre et garder cette joie des Apôtres au jour de l’Ascension.

 

Et que Dieu bénisse notre Eglise et notre paroisse.

 

Gérard Vanbervliet.

 

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dimanche 17 mai, 6ème dimanche de Paques

Homélies § méditations

17 mai 2020
10ème sainte messe célébrée sans la communauté rassemblée.
6ème Dimanche de Pâques

 

Évangile de Jésus Christ selon St Jean 14,15-21

 

              Chers amis du Christ,
                                 la paix soit avec vous

 

   Aujourd'hui, le Seigneur prépare les Apôtres à vivre de lui une fois qu'Il sera retourné vers le Père.
   Aujourd'hui, le Seigneur prépare notre cœur pour que nous puissions vivre de lui en vérité et amour.
J'ajouterai aussi pour que nous puissions vivre de lui avec courage, car Il nomme celui qui doit venir après qu'Il soit retourné auprès du Père, « le Défenseur ».  Ce Nom, pourrait à la fois nous réjouir, mais aussi nous inquiéter.
- Réjouir puisque nous ne risquons rien face à ceux qui sont nos adversaires, et des adversaires il y en a de tout genre, parfois proches de nous, beaucoup sont sournois, tous menteurs, même s'ils s'imaginent avoir la vérité. Oui, ils ont la vérité du monde, mais ce n'est pas « la Vérité », car c'est le Christ Jésus lui-même qui est la Vérité. Rappelez-vous, Pilate au moment de la condamnation de Jésus, il lui posera cette question : « Qu'est-ce-que la vérité » ?
-Nous inquiéter car cela veut dire que même si nous vivons du Christ, il ne faut pas s'imaginer avoir une vie paisible, tranquille, heureuse. Mais en cela nous savons que quoiqu'il arrive, nous ne risquons rien puisque Jésus lui-même nous promet un Défenseur. Ce qui est beau ici, c'est qu'il sera avec nous pour toujours. Jamais nous ne serons abandonnés par le Défenseur, l'Esprit de vérité.
   Nous découvrons dans cet Évangile, qu'il nous faut nous plonger dans le Cœur de Dieu, pour aimer. Aimer Jésus. Aimer le Ressuscité. Aimer le Sauveur. Quand l'amour naît, on veut connaître plus profondément l'être aimé. Et quand on connaît le Christ, l'amour grandit et on veut lui rester proche. C'est pour cela que Jésus dit : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements ». Tous ceux qui gardent ce que le Seigneur nous enseigne seront aimés par le Père et le Fils et ils feront leur demeure en nous. Joie profonde de la présence de Dieu en nous. Une joie pascale. Mais pour beaucoup, notre humanité, si elle sait que le Saint Esprit est présent, qu'Il est source jaillissante de l'amour du Cœur de Jésus, qu'Il est notre paix, malgré cette divine présence en nous, notre cœur, notre âme, ont du mal à vivre de cette joie pascale et d'autant plus en cette période de pandémie qui n'est pas terminée et où il y a encore beaucoup de contrainte et de prudence à avoir.  
   Voyez comme il est important de connaître Dieu, de garder son enseignement, de le méditer comme la Vierge Marie qui gardait tout dans son cœur. Voyez chers amis, comment l'amour de la Sainte Trinité est immense ! Il ne nous laisse pas orphelin. La Sainte Trinité et moi, moi et la Sainte Trinité, quelle grâce, quel trésor, quel amour, quel éblouissement vivifiant en moi ! Nous sommes deux ! Je ne suis plus seul ! Voici l'hôte aimable de mon cœur en tout mon être. Tout vibre en soi. Tout chavire en soi. Tout est illuminé et élevé, tout est soigné et guéri, tout est purifié et sanctifié en soi. Uniquement qu’Il est là ! Chers frères et sœurs en Christ, nous arrivons au moment où il ne reste plus grand-chose à dire. Simplement être là…, en silence…, en sa présence… , aimer et se laisser aimer. Se savoir aimé par Dieu. Aimer…
   Honorons dans notre cœur la sainteté du Seigneur, le Christ et, soyons toujours prêt à témoigner de l'espérance qui est en nous.
   Chers paroissiens, à cause de vous, que vous soyez de Vasselin ou du Bouchage, de Vézeronce ou de Corbelin, des Avenières ou de Creys, de Passins ou d'Arandon, de Charette ou de Vertrieu, ou de chaque lieu de notre paroisse Saint Pierre, sachez que vous avez beaucoup de prix pour moi. Je peux dire cela, car…  Il est là ! Et c'est qu’Il est là que vous avez tant de prix.
   Tous, laissons Jésus être en nous et avoir la première place.

Père Jean-Marc Goupil

 

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Dimanche 10 mai, 5ème dimanche de Pâques

Homélies § méditations

Homélie 5ème dimanche de Pâques. pdf

Homélie du cinquième dimanche de Pâques, par le père Corneille Kimmakon.

Lectures du jour  : Actes des Apôtres 6, 1-7 ; 1 Pierre  2, 4-9;
ÉVANGILE « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 1-12)

 

Nous vivons aujourd’hui le cinquième dimanche du temps pascal. Comme les précédents dimanches de Pâques, la première lecture est un texte du livre des Actes des Apôtres. Ce qui nous est raconté est un événement de la première communauté chrétienne.

Un problème s’est posé. Les chrétiens grecs et les chrétiens hébraïques, c’est-à-dire les juifs devenus chrétiens, sont divisé à propos de repas. Les veuves du groupe hébraïques étaient bien servies, donc favorisées au détriment des veuves grecques. Pour régler ce problème, les Apôtres ont réuni tous les membres de la communauté autour d’eux, juifs et grecs.

La première remarque est que les fidèles de la communauté n’ont pas pris la parole, elle ne leur a pas été accordée. Les Apôtres, les douze, leur expliquent d’abord la raison de leur décision : leur rôle est le ministère de la Parole de Dieu, le service de la prière et non le service des repas ; ils ne doivent pas s’y déroger. Alors, les douze donnent aux fidèles de la communauté un ordre. Il faut choisir sept personnes au milieu d’eux. Le critère de choix est donné clairement. Il faut que ces gens soient remplis d’Esprit-Saint et de sagesse. Sans discussion et sans commentaire, les fidèles de la communauté ont fait ce que les douze ont demandé et comme ils l’ont demandé. Les sept personnes ont été trouvées.

L’autre constat est que l’on peut penser qu’il n’y a que les douze qui donnent des ordres. On pourrait se demander pourquoi les douze décident seuls pour toute la communauté. C’est parce qu’ils tiennent leur légitimité du Seigneur Jésus lui-même. C’est à eux qu’il a donné le pouvoir de lier et de délier sur la terre. Nous lisons cela au chapitre 18 de l’Évangile de Matthieu. Depuis les temps apostoliques, nous le constatons ici, une communauté chrétienne n’est gouvernée que par ceux à qui le Seigneur en a confié le pouvoir. Les ministres sont au service de la Parole et de la prière, et à c’est encore à eux que revient l’autorité et le pouvoir de gouverner dans la communauté pour que règnent l’ordre, la paix et surtout pour le bien de tous et de chacun. Parce qu’ils n’ont pas eu de pouvoir de décision, on pourrait se dire que les fidèles n’ont pas été pris en compte. A la vérité, il n’en est absolument rien. Ils ont joué un rôle capital. Ce sont eux qui ont choisi leurs représentants. Cependant ce sont encore les Apôtres qui ont assuré l’imposition des mains aux sept hommes choisis. Les sept ont été ainsi institués par le groupe des douze. Le groupe des 12 a un rôle fondamental que n’ont pas les autres membres de la communauté, parce qu’ils sont dotés d’un pouvoir venant du Christ Seigneur. Aux membres de la communauté, il revient la docilité et l’obéissance. C’est bien ce que nous montre l’exemple de cette communauté. Tout le monde ne fait pas tout dans une communauté chrétienne. Certains décident, grâce à une autorité leur venant de Dieu. D’autres obéissent parce qu’ils n’ont pas le rôle de décision dans la communauté. Une telle communauté chrétienne, où chacun à sa place, joue son rôle ne peut qu’être missionnaire, parce que dans cette communauté chacun fait la volonté de Dieu. Nous le constatons dans ce texte. On nous dit bien que dans ces conditions, « la Parole est féconde », c’est-à-dire que beaucoup de personnes, voyant la vie de la communauté et ayant entendu la Parole de Dieu, deviennent chrétiens. La Parole de Dieu dans les Actes des Apôtres nous dit que les hommes parviennent à « l’obéissance de la foi ».

Une communauté n’est missionnaire que lorsqu’elle est ordonnée et fraternelle. Il en était ainsi hier. Il n’en sera pas autrement aujourd’hui. Ainsi le veut le Seigneur Jésus.

 Père Corneille KIMMAKON.

 

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Dimanche 26 avril, 3ème dimanche de Pâques

Chung – Hing : Les pèlerins d’Emmaüs

Chung – Hing : Les pèlerins d’Emmaüs

Dimanche 26 avril 2020,
3ème dimanche de Pâques

7ème sainte messe dominicale célébrée en l'absence de fidèles

 

Homélie, méditation…


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24,13-35)

 

Chère famille éloignée, confinée dans votre maison...
                                                              ...la paix soit avec vous !

 

Voici que deux disciples s'éloignent de Jérusalem, la ville sainte.
Nous voici en route, mais pas dans la bonne direction. C'est à dire que très souvent, nous nous éloignons. Mais de quoi donc ?
Pourquoi cette ville est dite « sainte » ? Au Cœur de cette ville, il y avait le Temple. Dans le Temple, il y avait un rideau qui séparait le Temple en deux, et dans la partie du fond, derrière le rideau, le Saint des Saint où se trouvait l'Arche avec les Tables de la loi.
Comme chaque année, les Juifs montaient à Jérusalem pour la grande fête de la Pâque. Nous même, de manière très particulière, nous venons de célébrer Pâques : la mort et la résurrection du Christ Jésus.  
Voici donc que deux disciples s'éloignent de Jérusalem, la ville sainte. Nous sommes en route, mais comme je le disais un peu plus haut, pas dans la bonne direction. Alors de quoi nous éloignons nous donc ?
Voyez dans quel état d’esprit sont les deux disciples. Ils sont occupés à se remémorer ce qui vient de se passer ces derniers jours. Ils sont « tout tristes ». En fait ils en sont restés sur leur désir : « Nous, nous espérions que c'était lui qui allait délivrer Israël, ...nous espérions... »
J'espère que ce confinement va bientôt se terminer. J'espère que les disputes à la maison vont s'arrêter. J'espère que mes voisins s’arrêteront de faire du bruit. J'espère que l'entreprise ou je travaille, ne va pas faire faillite. J'espère que ceux que j'aime n'attraperont pas le covid19. J'espère qu'il va bientôt pleuvoir car la terre sèche dans notre région. J'espère que le carburant va encore baisser même si je ne fais pas souvent le plein et que le prix des légumes va cesser de flamber… et chacun peut en rajouter à sa guise.
Quand est-ce que nous allons être délivré de ce qui nous cause de la peine, de la souffrance… ?
Il est là notre éloignement ! Les deux disciples en sont toujours là, à regarder par terre. Le résultat pour eux, c'est la tristesse, mais aussi l'incompréhension, le désarroi.
Et dans nos misères, au début de la sainte messe, nous demandons pardon au Seigneur de laisser si souvent le regard, la pensée, et autre à ras les pâquerettes.
Et maintenant il se passe quelque chose d'extraordinaire sur le chemin d'Emmaüs. Le Ressuscité s'approche des disciples, Il les rejoint dans leur vie et Il leur parle avec les Écritures. Il nous explique qu'Il fallait qu'Il souffre, qu'Il meure et qu'Il ressuscite pour entrer dans sa gloire, et cela pour notre salut. Et nous, nos yeux ne sont-ils pas parfois empêchés de le reconnaître quand nous sommes à l'écoute de la liturgie de la Parole ?
Il se fait tard, nous trouvons le temps long, c'est encore la nuit dans notre âme.
Mais, Seigneur, « reste avec nous, le soir approche, le jour baisse. »
Nous sommes à l'église, comme les disciples à l'auberge, et de nouveau il se passe quelque chose d'extraordinaire devant nous. Jésus, prenant le pain, le bénit et, le rompant Il se donne à nous. Comme il est grand le mystère de la foi ! Ça y est, le voile qui se trouvait devant nos yeux et qui nous empêchait de voir vient de se déchirer ! Tout comme le rideau du Temple qui se déchira lors de la Crucifixion de Jésus et de sa mort sur la Croix. Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous… ! Le feu de l'Esprit Saint illumine notre âme, et nous passons des ténèbres à la lumière.
Avec le Christ, nous sommes ressuscités.
Enfin nous vivons la Sainte Eucharistie ! Le plus grand miracle qui puisse se réaliser sous nos yeux, la merveille de Dieu pour les hommes, la Vie éternelle offerte !

 

Je vous le dis chers amis du Christ, nos cœurs, ne sont-ils pas brûlant du Seigneur !
Laissons fondre notre cœur dans l'amour du Cœur de Jésus !
Exultons de joie, Christ est ressuscité ! Il marche avec nous !
Levons-nous avec empressement et beaucoup de charité et de douceur, à l'image retrouvée du Christ, comme les deux disciples, car même si le soir approche, la lumière brille désormais. Là où la lumière brille, il n'y a point de ténèbres. Levons-nous comme nous le faisons à la fin de la sainte messe, recevons la bénédiction du Seigneur et allons annoncer la paix du Christ que nous venons de recevoir. Allons, poussés par l'Esprit Saint, tout rayonnants de la joie pascale !

Amen  
                                                                                                                                          P. Jean-Marc Goupil

 

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Dimanche 19 avril, 2ème dimanche de pâques

Petite méditation avec Jésus au Mont des Oliviers.

Homélies § méditations
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Petite méditation avec Jésus au Mont des Oliviers.

 

La sainte messe de la Cène est terminée.

Il est 20h30, l'autel est dépouillé, le Seigneur est maintenant arrivé au jardin de Gethsémani.

L'obscurité se fait dans l'église. Néanmoins il reste une lumière au cœur de jardin.

Mon Dieu, s'ils savaient ce qui se passe en cet instant (ceux qui sont dehors, qui bavardent, qui jouent de la musique) !

Te voilà au reposoir ! Quel terme étrange pour signifier ce qui se déroule en vérité. Nous sommes avec Pierre, Jacques et Jean, pas très loin de toi.

Et toi, mon Seigneur et mon Dieu, tu entres en agonie, dans ce jardin, en bas du Mont des Oliviers.

Gethsémani, lieu du pressoir (pour faire l'huile d'olives).

Je te regarde, Jésus…

Voici ces jacinthes bleues qui me rappellent ton humanité, celle que tu as revêtu lors de ta conception, de ton incarnation dans ta création.

Le buis qui me rappelle qu'il y a juste quelques jours nous t'acclamions lors de ton entrée à Jérusalem. Buis des Rameaux entourés de branches d'oliviers pour me rappeler le jardin de la création à celui de nos jours et à celui de mon cœur.

Ce voile rouge rappelant ta divinité, invisible, et cachée par l'humain, le visible.

Et ces roses rouges qui meurtrissent mon âme de te voir suer en cette agonie des gouttes de sang.

Nous sommes là, Seigneur Jésus ! Nous prions avec toi, pour toi ! Je résiste pour rester éveillé. Nous sommes là, et moi, si passif… 

Nous ne comprenons pas ce qui se passe devant nous.

L'image est belle, parce que te contempler m'est un réel bonheur ! Mais ce qui se trame, nous ne le réalisons pas encore ! 

C'est ton âme, Ô Jésus qui agonise ! C'est ta personne, ton être tout entier qui combat !

Mais Seigneur, quel combat mènes-tu ?

Jésus, je suis heureux d'être là !

Mon regard se porte un peu plus loin sur l'olivier, et mon esprit s'égare dans les souvenirs de ce grand jardin d'olivier de Corse, où il y a déjà bien longtemps, je me suis promené avec deux autres frère dans la foi. Car juste avant d'aller à Gethsémani, le Seigneur, au cours du repas a institué l'Eucharistie et c'est donc en ce jour la fête des prêtres ; et tous les trois, aujourd'hui, nous avons donné notre vie à Dieu et nous sommes prêtres de Jésus-Christ. Au cœur du jardin, la lumière brille toujours, et je rends grâce pour les merveilles de Dieu. Seigneur, quelle grâce, quel bonheur d'être tout à toi, même avec nos péchés. Ils sont si bons ces frères ! Ces oliviers portent de bons fruits et, régulièrement il faut les émonder pour qu'ils produisent de meilleurs fruits. Et ces fruits il faut les presser pour qu'ils donnent ce qu'ils ont de meilleur.

Jésus, toi aussi tu es pressé, broyé dans ton âme, dans ta chair, et tu nous donne tout. Cette huile si pure. Tu viens vers nous et tu nous réveilles de notre somnolence. Nous sommes engourdis, si peu de ferveur.

Priez mes enfants ! J'ai tant besoin de vous !

Tu repars un peu plus loin, et tu entre de nouveau dans ton agonie. Tu es pressé encore davantage. L'huile est bonne, même si elle n'est plus aussi belle que la première. Tu commences à ne plus avoir visage d'homme. Ici le combat pénètre les profondeurs de l'âme et du corps, de la volonté et de la souffrance.

Comme c'est dur Seigneur ! Nous ne comprenons pas encore !

Réveillez-vous mes amis !!! L'heure approche où j'aurais tant besoin de vous. Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation.

Et tu t'éloignes de nouveau. Seigneur, comment est-ce possible d'endurer ce que tu vis en ce moment ? Tu es littéralement pressé, meurtri jusqu'aux os. Ta sueur rougit car c'est ton sang que tu verses. Là, l'huile est trouble, mais ça y est, tu as tout donné. Tu as accepté que ta volonté se plie dans l'amour pour faire la volonté du Père.

Ô Seigneur, tu passes par cette épreuve pour nous, tant ton amour est grand pour les misérables que nous sommes. Désormais, tu n'as plus ni éclat ni beauté.

Nous ne comprenons toujours pas cette puissance d'amour !

Nous ne comprenons pas ce sublime pur Amour, que tu nous révèles dans l'obscurité du jardin !

Dans cette obscurité du jardin de notre âme, nous avons ce désir de demeurer auprès de toi et, nous laissons la lumière briller en nous, car nous en avons tant besoin en cet instant !

Nous ne comprenons pas tout, Seigneur, mais on t'aime !

 

 

 

 

Vendredi…

 

C'est la peur qui nous envahit.

C'est notre reniement à l'Amour.

C'est notre fuite fasse aux plus fort.

C'est notre regard qui se détourne...

C'est notre silence…, notre silence…

C'est notre main qui frappe son Corps,

C'est la couronne d'épines que nous ancrons sur sa tête,

C'est l'humiliation…

C'est la haine…

C'est la présence de la Mère...

C'est l'insulte…le mépris...l'ingratitude…

Mais c'est aussi un regard de compassion…

C'est aussi une main qui s'approche…

Un linge pour éponger… de l'eau offerte…

C'est la poussière qui colle…

C'est le poids qui est si lourd…

C'est le rebord de la Croix qui taillade l’épaule…

Mais c'est aussi un soutien apporté

Un regard croisé.

 

C'est l'heure…

L'heure de l'abandon…

L'heure de la solitude…

L'heure de l'immolation de l'Agneau sans taches...

L'heure de la Croix...

L'heure des clous…

L'heure de l’élévation…  J'attirerai à moi tous les hommes...

L'heure de la patience…

L'heure de la Mère des douleurs

L'heure des ténèbres…

L'heure avec la Mort…

 

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime…

 

L'heure de la lance… l'heure du Cœur transpercé…

L'heure des larmes…

L'heure de la douleur de l'âme…

L'heure du grand silence… l'heure du tombeau… l'heure de l'absence… la grande solitude…

L'heure de la FOI.

L'heure avec Marie...

 

 

 

Samedi... 

 

C’est le temps du silence, de la prière, du recueillement, de l'attente, de la persévérance,

de la confiance et de l'espérance. C'est le temps de Compassion Mariale. 

 

 

A tous, je vous reste très uni dans la prière et je vous offre à Notre Sainte Mère.

 

                                                                                                        

 

                                                                                                    Père Jean-Marc Goupil

  

Dimanche 5 avril, dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Homélies § méditations

Dimanche 5 avril 2020

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur


Chers amis dans le Christ,

Quelle douleur de l'âme, quelle souffrance dans l'être même…
Nous sommes tout à fait conscients de ce qu'est une parole qui peut être belle mais qui reste finalement sans écho, comme au repas où les apôtres sont prêts à suivre Jésus jusqu'au bout et qu'en fait ils fuiront.  Nous pouvons concevoir la fuite des apôtres à Gethsémani à cause de la peur. Nous pouvons imaginer le reniement de Pierre lors du jugement du Seigneur chez Caïphe.
Oui, nous avons cette capacité d'imaginer car c'est nous qui sommes à ces places !
Combien de fois nous nous réjouissons d'être avec le Seigneur, de le suivre, comme les apôtres avec toute leur sincérité et même jusqu'au plus profond de leur cœur. Nous sommes pareils, dans l'éphémère de notre constance. Comme ceux qui entendent la Parole, se réjouissent, et peu après, tout est oublié.
Nous pouvons chanter « Hosanna, au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » car nous le faisons en vérité et avec notre cœur. Nous aimons notre Seigneur et cela je n'en doute pas.
N'abandonnons pas Jésus dans sa passion ! Restons avec lui ! Prions ensemble et veillons ! Mais la fatigue nous envahit et nous nous endormons, comme Pierre, Jacques et Jean au mont des Oliviers.
Jésus ne vit-il pas cette profonde solitude comme nous en ce moment dans nos isolements que sont nos maisons, mais aussi dans notre âme lorsque nous laissons seul l'agneau sans taches ?
Jésus ne vit-il pas son dernier souffle seul, car des soldats empêchent d'approcher, comme nos aînés et tant d'autres qui meurent seuls puisque nous ne pouvons être là à cause du confinement ?
Jésus, ne sera-t-il pas si peu accompagné pour sa mise au tombeau, comme ceux qu'on aime et que seuls quelques-uns peuvent être présent pour la mise en terre ?
Mais l'heure des larmes n'est pas encore venue.
C'est l'heure où nous devrions être dans une joyeuse espérance. Notre Sauveur arrive avec grande humilité. Si nous sommes dans le triomphe, alors nous sommes dans la folie d'être toujours des rampants dans la poussière. Élevons notre regard vers celui qui arrive et veut entrer dans la Jérusalem de notre cœur. Réjouissons-nous car l’Époux est encore présent, comme un cadeau pour cet instant. Cet instant sublime de vivre en intimité avec le Christ pendant qu'il en est encore temps. Cet instant admirable où Jésus se donne à nous dans une profondeur inouïe. Savourons cet instant si rare car il est unique, d'un Dieu qui veut nous donner ce qu'il y a de plus grand dans toute la création, la VIE. Ne la méprisons pas avec tous ces actes, ces lois qui viennent l'abîmer, la maltraiter, la manipuler et qui mènent à la mort, à notre mort. Voilà pourquoi nous allons bientôt verser des larmes, car même si personnellement nous recherchons ce qu'il y a de meilleur (Dieu), notre société est comme le grand prêtre Caïphe avec les scribes et les anciens, elle choisit la mort.      
Prions notre Dieu en ce temps d'épidémie, car un signe nous est donné par elle. Prions avec ferveur et en persévérant jusqu'au bout.
Relevons-nous-en ce début de semaine Sainte ! Élevons-nous comme ces portes éternelles ! Ouvrons-les pour que ce roi de gloire entre !
Mais qui donc est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ; c'est lui le roi de gloire. Hosanna mes frères, Hosanna au plus haut des cieux !
Sois béni mon Seigneur, Toi qui viens à nous, tout rayonnant de bonté !  A toi notre louange pour les merveilles que tu accomplis ! Sois béni mon Seigneur pour ta présence au milieu de nous !

 

Père Jean-Marc Goupil

 

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Mercredi 1er avril, fête de St Hugues évêque de Grenoble (+1132)

Hugues de Grenoble, Evêque.

Hugues de Grenoble, Evêque.

Bonjour et paix à vous tous.


Aujourd'hui c'est fête dans notre diocèse, car nous célébrons Saint Hugues évêque de Grenoble (+1132)


Je vous propose de mieux connaître cet évêque qui montra à saint Bruno le lieu ou s'installer en Chartreuse, par la lecture d'un passage de sa vie par Guigues le Chartreux.


Toujours en grande union de prière avec vous.


P JM+

Homélie du père Jean-Marc
Dimanche 29 mars 2020, 5ème Dimanche de Carême

Homélies § méditations

Dimanche 29 mars, 5ème Dimanche de Carême

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean   11,1-45

 

Tout se profile à l'horizon, mort et résurrection

 

Avec la samaritaine ou le voile d'une vie ancienne fut enlevé pour lui révéler la source jaillissante en vie éternelle.

Avec l'aveugle de naissance qui vivait dans l'obscurité et, par Jésus, la lumière a jailli dans sa vie. 

Et aujourd'hui avec Lazare qui est entré dans la mort pour permettre à Jésus de réaliser l’œuvre du Créateur, la vie plus forte que la mort.

Aujourd'hui encore, pour nous, il faut que l’œuvre de Dieu se fasse pour sa plus grande gloire.

Nous, nous aurions tendance à ne pas attendre si nous avions un ami qui se meurt pour aller le voir. Être tout proche de lui et de compatir avec son entourage.

Jésus, lui, attend. Il lui faut attendre encore un peu de temps pour qu'il vive les souffrances et les humiliations de la passion et subisse l’échec de la mort.

Si Jésus attend pour aller voir son ami, c'est pour nous qu'il le fait.

Il veut demeurer encore un peu de temps en notre compagnie et il est heureux d'être là. Bien sûr, vous comprenez que c'est pour que nous croyions. 

Mais quelle est notre foi ?  Comme celle de Marthe qui savait que Jésus pouvait guérir son frère Lazare, puisqu'il avait déjà guéri tant de gens ? La foi de Marthe est grande, car elle espère contre toute espérance, elle sait que Dieu lui accordera ce qu'il lui demandera. Au fond, n’attend-elle pas   l'impossible, l'inconcevable, l'invraisemblable ? Jésus va lui répondre « Ton frère ressuscitera. »

Oh oui, cela elle le sait, au dernier jour. Jésus nous redit sans cesse qu'il est la résurrection et la vie.

Est-ce-que nous le croyons ? Marthe va avoir cette étonnante réponse presque similaire à Pierre quand Jésus demandera aux apôtres : « Pour vous, qui suis-je ? »

« Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu... »

Marie, quant à elle, en arrivant vers Jésus, dira pratiquement la même chose que sa sœur quand elle même arriva vers Jésus : « Si tu avais été là... »

Et notre foi là-dedans ? Ne mettons-nous pas des doutes sur celui qu'est Jésus en vérité ? « Mais Seigneur, si tu existais, il n'y aurait pas ces atrocités de la guerre, il n'y aurait pas ces tremblements de terre comme en Croatie, mon enfant ne serait pas mort dans cet accident de voiture… Il n'y aurait pas de pandémie du covid19… ! »

Alors, Jésus pleure avec nous, il est saisi d'émotion car il nous aime ! Il en est même bouleversé. 

Par la résurrection de son ami Lazare, le Christ révélait de nouveau sa divinité en son humanité.

Lors de la grande veillée de prière place saint Pierre à Rome ce vendredi, exceptionnellement vide à cause du confinement, mais si émouvante en voyant notre pape fatigué, seul, mais avec nous dans notre demeure, implorant Dieu pour que cesse la pandémie, le saint Père a prêché sur l’Évangile de la tempête apaisée, et cette phrase qui est revenue plusieurs fois ou Jésus dit aux apôtres après qu'ils l'aient réveillé en lui disant : « Cela ne te fait rien… !, » Cela ne te fait rien Seigneur ce qui ce passe ? Et Jésus de leur répondre : « que craignez-vous ? Pourquoi avez-vous peur ? N'avez-vous pas encore la foi ? »

La Foi, c'est encore ce dont il s'agit avec Lazare. Par la foi nous avons la vie en nous.

Saint Augustin dans son commentaire sur l’Évangile de Jean, nous dit : « Un jour, un des disciples du Seigneur voulait différer de le suivre et lui faisait cette demande : Laisse-moi d'abord aller ensevelir mon père. Jésus lui dit : Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. Il y avait là un mort à ensevelir et aussi des morts qui allaient ensevelir le mort : l'un était mort dans son corps, les autres dans leur âme.

D’où venait la mort de l'âme ? De l'absence de la foi. D’où venait la mort du corps ? De l'absence de l'âme. La foi est donc l'âme, la vie de notre âme. 

Celui qui croit en moi, dit Jésus, même s'il est mort de la mort du corps, vivra de la vie de l'âme, jusqu'au jour où son corps ressuscitera pour ne plus mourir.

 

Que notre foi soit pleine !

Seigneur, je crois que tu es la résurrection, je crois que tu es la vie !

 

Chers amis du Christ, soyons des vivants dans notre corps, mais surtout dans notre âme.

Élevons encore notre regard de l'âme et nos yeux de chair vers les hauteurs pour accueillir la bénédiction de notre Seigneur par sa présence réelle dans le Très Saint Sacrement.

Que Dieu nous bénisse et que notre foi rayonne pour tout notre entourage (dans nos maisons, mais aussi hors de nos maisons).

 

Père Jean-Marc G.

   

En action de grâce et pour notre conversion à tous, continuons la prière de notre année Mariale.

 

 

Mercredi 25 mars : Solennité de l'Annonciation du Seigneur

LUC 1, 26-38

 

Chers paroissiens, la paix soit avec vous !

 

   En cette solennité de l'Annonciation, je partage avec vous un petit passage d'une homélie du pape émérite Benoît XVI ou il reprend la parole de l'Ange qui lui dit : « ne crains rien... ».

Ce « n’aie pas peur » s'adresse aujourd'hui à chacun de nous.  

  

   "Sois sans crainte Marie !", dit l'Ange. En réalité, il y avait lieu d'avoir peur, car porter à présent le poids du monde sur soi, être la mère du Roi universel, être la mère du Fils de Dieu, quel poids cela constituait-il ! Un poids au-dessus des forces d'un être humain ! Mais l'Ange dit :  "Sois sans crainte ! Oui, tu portes Dieu, mais Dieu te soutient. N'aie pas peur !".

   "Sois sans crainte !", Marie nous adresse à nous aussi cette parole. Notre monde est un monde de peurs :  peur de la misère et de la pauvreté, peur des maladies et des souffrances, peur de la solitude, peur de la mort. Dans notre monde, il existe un système d'assurances très développé :  c'est un bien qu'elles existent. Nous savons cependant qu'au moment de la souffrance profonde, au moment de la dernière solitude de la mort, aucune assurance ne pourra nous protéger. La seule assurance valable en ces moments est celle qui nous vient du Seigneur, qui nous dit à nous aussi :  "Sois sans crainte, je suis toujours avec toi". Nous pouvons tomber, mais à la fin, nous tombons entre les mains de Dieu et les mains de Dieu sont de bonnes mains.  (Homélie du 18/12/2005)

 

   Point de crainte car nous savons que le Seigneur est avec nous, qu'Il est en nous. Maintenant pour garder l'espérance dans votre cœur, dans votre âme, en votre être tout entier je partage avec vous un passage du livre : « Un Chartreux, Amour et silence », ou le chartreux intitule ce passage : « Acte d'espérance ».

   Mon Dieu, j'espère en Vous, Vous, la Bonté infinie, qui avez voulu faire votre demeure en moi… Mais comment donc puis-je oser espérer en Vous, moi, l'être le plus misérable, le plus souillé et le plus ingrat ? Je devrais sans doute dire comme saint Pierre : Eloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un homme de péché…

   Eh bien non, mon Dieu ! Je sais que Vous êtes venu sur la terre, et que Vous avez dit que vous n'étiez pas venu pour les jutes, qui n'ont pas besoin de Sauveur, mais pour les pécheurs. C'est donc précisément le titre de pécheur que j'alléguerai, et c’est parce que je suis pécheur, que j'espérerai en Vous… Et je ne m'arrête pas à un simple espoir, mais j'ai la CERTITUDE que Vous êtes, que Vous serez, et que Vous demeurerez toujours avec moi et en moi, au sens où le dit saint Paul : « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? Je suis sûr que ni la mort ni la vie…, ni aucune créature, ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus »  (Rm 8,31,38).

    Désormais, mon Dieu, je me sens sûr de Vous, je ne crains plus rien : le Monde, l'Enfer, la Chair peuvent se révolter contre moi…, qu'importe, puisque Vous êtes avec moi.

   Vous êtes mon Emmanuel, « Dieu avec nous » ; mon Tout.

 

Chers paroissiens, la solitude, le silence, sont des chemins puissants pour aller à Dieu. Marie, dans le silence de sa maison a pu accueillir la parole de l'Ange, dans le silence de son cœur elle médité la Parole. Dans cette solitude qui devient divine et ce silence qui se fait amour, que la Vierge Marie nous aide à vivre ce temps avec le secours de la Sainte Grâce et d'accueillir toujours davantage la Parole.

 

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

Merci pour vos soutiens.

 

P JM GOUPIL.

 

 

Dimanche 22 mars, 4ème dimanche de Carême.
Évangile selon Saint Jean 9. 1 à 41 : "Tu le vois, c’est lui qui te parle. "

 

Chers paroissiens,

 

En ce quatrième dimanche de carême, je m'adresse à vous mais aussi à tous les habitants de la paroisse Saint Pierre du Pays des Couleurs.

 

Depuis mardi, nous sommes confinés dans nos maisons, et pour certains ce qui leur sert de refuge. Nous sommes devenus aveugle en quelque sorte. Cette pandémie devrait être accueillie comme un avertissement et une grâce par tous.
Un avertissement car le péché nous aveugle de la véritable Lumière. L’Évangile de ce jour nous le montre bien. Non pas que cet aveugle de naissance ai péché, mais sa cécité est nécessaire aujourd'hui pour que l’œuvre salutaire de Dieu se réalise en TOUS.
Nous, qui actuellement, nous ne pouvons pas voir au-delà des murs de nos maisons ou de la barrière de nos jardins, entrons en nous même, pénétrons la Parole que les pharisiens ne veulent pas entendre à cause de leur orgueil. Soyons tout ouvert à la question que le Christ lui-même pose à chacun : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Puissions-nous en vérité et tout simplement avoir cette même réponse que l'ancien aveugle: « Qui est-il, Seigneur, pour que je crois en lui ? » Alors une joie immense nous envahira quand nous entendrons Jésus nous dire : « Tu le vois, et c'est lui qui te parle. » Croyons-nous vraiment quand le Christ nous parle par les Écritures ?
Un avertissement en ce carême à ne pas nous laisser endormir par une société et un monde qui nous propose tout le confort et les loisirs possible, mais ou en vérité nous ne trouvons pas le juste bonheur. En vérité ce carême va être long, peut être une vie entière pour certains, alors profitons dès maintenant de ce temps qui nous est donné pour qu'il soit « Grâce ».
Une grâce pour nous tourner vers l’essentiel : la Vie du Christ. Nous sommes tellement attachés à notre propre volonté !
Dans cet Évangile, notre Seigneur réalise le sacrement des malades. Il vient réparer ce qui est abîmé, et il nous montre que tout est possible à Dieu. Vous remarquerez que Jésus ne guérit pas tous le monde, il vient par la guérison de cet aveugle révéler qui il Est. Jésus, en faisant de la boue qu'il plaça sur les yeux de l'aveugle pour lui donner la vue, rappelait qu'à la Genèse, Dieu prit de la glaise pour façonner l'homme et lui insuffler la vie. L'aveugle ne savait pas que s’étaient les gestes même du Créateur. Prions pour que nos yeux s'ouvrent à la divinité du Christ. Demandons au Saint Esprit d'illuminer notre âme de la vraie lumière.
C'est aussi une grâce accordée pour retrouver cette lumière divine par le sacrement de la réconciliation. Il nous faudra patienter un peu, mais il faut nous laver à Siloé. Le Seigneur nous y envoie et nous y attend déjà, car c'est son amour vivifiant qui s'y donne. Une chose est nécessaire : la contrition. Quel bonheur de vivre de nouveau !
Je réalise bien que le chemin n'est pas facile, mais comptons sur la grâce du Seigneur. Que notre foi soit forte. Rendons grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits. Rendons aussi grâce au Seigneur en ce temps de misère, de confinement, d’obscurité, de nous permettre de le voir dans toute sa création et en toutes ses créatures et de le NOMMER comme étant la source unique et éternelle de la Vie.
A vous chers amis du Seigneur et à vous qui ne le connaissez pas et à vous qui le rejetez, j'implore la miséricorde de Dieu pour que vous puissiez accueillir le bien qui vient du Ciel par la bénédiction du Très Saint Sacrement ce dimanche du haut du clocher de l'église Saint Symphorien à Morestel, et aussi chaque dimanche durant le confinement à 11h45.

Je vous garde tous fort dans ma prière.
Que Dieu vous bénisse, lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit.
Amen

Votre curé qui est heureux d'être au milieu de vous.
Père Jean-Marc GOUPIL

Vidéos : présentation du Saint Sacrement et bénédiction depuis le clocher de l'église St Symphorien de Morestel le 22 mars 2020

 

 

 

 

Mercredi 18 mars 2020, mercredi de la 3ème semaine de Carême.

 

 

Chers paroissiens,

                                              la paix soit avec vous…

 

 

 

Comme chaque dimanche, à Morestel, à 8h35 les cloches vont résonner dans toute la ville et aussi pour toute notre paroisse Saint Pierre. En ce quatrième dimanche de carême elles annonceront que l'office divin va bientôt commencer.

Chacun, de notre maison, vous pourrez vous unir par la prière pour que vous puissiez vous attacher toujours plus au Christ, le seul et unique Sauveur de tous les Hommes. Préservez bien ce temps dans vos maisons, seul ou en famille pour rendre grâce à Dieu.

 

A 10h j'exposerais le Saint Sacrement et à genoux devant lui, reconnaissant ma petitesse, je me laisserais regarder par Jésus, là devant moi, « mon Seigneur et mon Dieu ».

Tous, je vous confierais à lui. Tous, chrétiens ou non de notre paroisse, tout habitant de ce territoire, qu'il soit chez lui, en hôpital… seul, isolé ou entouré, tous vous serez confié à Dieu pour la conversion de chacun.

 

Puis à 11h45 les cloches retentiront de nouveau pour élever nos regards vers le Ciel, et du haut du clocher de l'église St Symphorien, avec le Saint Sacrement je bénirais la ville et la paroisse toute entière dans toutes les directions.  

 

Enfin, continuons la neuvaine préparatoire à la solennité de l'Annonciation du Seigneur avec Marie Immaculée.

 

Pour terminer, demain, jeudi 19 mars, c'est aussi solennité avec Saint Joseph époux de la Vierge Marie.  Patron de l’Église universelle ; Joseph père nourricier et protecteur de Jésus, fut l'image terrestre à laquelle le Christ put toujours se référer pour nous révéler avec tant de vérité humaine le Cœur du Père qui est aux Cieux.

 

A vous brebis dans l'enclos et brebis égarées, recevez la bénédiction du Seigneur et rendons grâce de l'immense trésor que Dieu fait aux Hommes de sa présence, de sa miséricorde, et du salut qu'Il donne au monde.

                                                         

 

                                                Votre curé, pour qui vous comptez beaucoup.

                                                                    Père Jean-Marc G.

 

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